Les chômeurs diplômés représentent la moitié des 12% du chômage en Algérie

 

Chaque année le nombre de nouveaux chômeurs s’ajoute à l’ancien recensement avec les nouvelles sorties de nouveaux diplômés universitaires.

 

Les statistiques de l’ONS révèle un taux de chômage en Algérie avoisinant les 12% en 2018. Le taux de chômage des jeunes de la tranche d’âge de 16 et 24 ans a ainsi atteint 26,5 %, la population chômeuse a été estimée à 1,378 million de personnes en septembre 2018. La répartition des chômeurs selon le diplôme obtenu fait ressortir que 680 000 chômeurs n’ont aucun diplôme représentant notamment la moitié de la population en chômage 50%. Les diplômés de la formation professionnelle constituent un taux de 26%, alors que les diplômés de l’enseignement supérieur s’élèvent à 25%. Soit six chômeurs sur dix sont des chômeurs de longue durée avec 60%. L’ONS précise que le nombre e la population active a atteint le chiffre de 12,298 millions de personnes en avril 2018, informe-t-on. 
La population au chômage ou à la recherche d'un emploi a été estimée à 1 169 000 personnes sur une population active de 10 315 000 personnes en décembre 2008, selon des données statistiques d'une enquête réalisée par les services de l'ONS l’Office national des statistiques soulignons que 75% des chômeurs ont moins de 30 ans et 87,8% ont moins de 35 ans, les femmes représentent 25,8% de l'ensemble de la population active en chômage. Les salariés permanents représentent 35% du total des actifs contre 36% pour les salariés non permanents, les apprentis et les aides familiaux tandis les employeurs et indépendants représentent 29% du total de la population active. 
Des organismes internationaux dont «the Oxford Business Group» avaient révélé sur la base des études menées par des experts affirmant que le taux de chômage en Algérie avoisine les 30%. Ces organismes internationaux insistent sur l'échec du gouvernement en ce qui concerne sa politique de l'emploi en particulier chez les jeunes diplômés à la recherche de travail. Or, le problème du chômage comme partout ailleurs touche les jeunes sans qualification, les diplômés des universités et des centres de formations ainsi que les travailleurs embauchés dans le cadre du filet social et 72% des demandeurs d’emploi sont des personnes âgées de moins de 30 ans.
Les enquêtes menés sur le terrain avaient démonté que le taux de chômage dans les zones rurales est en hausse, il est de plus de 37,8 % de l’ensemble de la population rurale dont la majorité des jeunes âgés entre 16 à 29 ans. Cependant le ministère du travail a indiqué que 130 000 diplômés universitaires ont été recrutés en 2010 et le rapport du BIT estime que le taux de chômage en Algérie reste bien supérieur à la moyenne mondiale calculée à 6,6 % en 2009. Plus de 210 millions de personnes dans le monde cherchent un emploi et le pire résultat a été enregistré en Europe notamment en Espagne, la Nouvelle Zélande alors qu’en Allemagne, Italie et Japon, ces pays ont massivement aidé l’emploi partiel pour maintenir les salariés dans leur emploi malgré les chutes d’activité. La crise économique qui frappe l’hexagone a réellement affaibli le marché de travail ou’ des milliers de gens possèdent des emplois précaires pour vivre et la lutte contre le chômage reste le plus grand défi du siècle pour tous les pays de notre planète terre, révèle-t-on. 

Obtenir un diplôme n’est pas une garantie contre le chômage
En Algérie et dans les pays du Maghreb, obtenir un diplôme universitaire n’est pas une garantie contre le chômage, le pays avait recensé un nombre de 800 000 chômeurs diplômés de l’enseignement supérieur, les statistiques du ministère du Travail indiquent que le marché de l’emploi grossit avec plus de 300 000 demandes supplémentaires chaque année dont note-t-on 120 000 cas sont des diplômés universitaires. Soit 50 % des jeunes diplômés ont été recrutés dans le cadre du dispositif d’assistance à l’insertion professionnel DAIP. Il faut savoir que le taux de chômage des jeunes (16-24 ans) atteint 21,5% ; soit près d’un jeune actif sur cinq alors que celui des adultes (25 ans et plus) s’établit à 7,1%. note l’Office national des statistiques (ONS) dans son rapport sur l’emploi et le chômage en 2010. La proportion des jeunes chômeurs sur le total des chômeurs est de 43,2%, plus de 25% des jeunes de 15 à 24 ans ne sont ni scolarisés ni intégrés dans la force de travail. 72% des demandeurs d’emploi sont âgés de moins de 30 ans. 
A Alger, Annaba, Constantine ou Oran Les chômeurs sont partout sur le cours de la Révolution, déambulant dans les rues, attablés dans les cafés ou assis sur les rochers en bord de mer, contemplant la Méditerranée et rêvant de El Harba ou El Harga. Toute cette force de travail malheureusement dormante reste une grosse perte pour le développement du pays. Faute de perspective, Certains jeunes se sont versés dans le banditisme et le trafic de drogue, d’autres sont devenus passeurs, d’autres encore se sont improvisés gardiens illicites de parking, constate-t-on de visu. Effectivement le chômage est une réelle problématique internationale ayant des conséquences désastreuses sur l’humanité à savoir l’oisiveté, le désœuvrement, la misère et le sous développement fracassant.
Des sommes énormes ont été dégagées par l’état en vue de la création d’emploi pour les jeunes chômeurs algériens Seulement ces dispositifs n’ont pas fonctionné selon les normes et règles de transparence, d’équité et d’efficience. Un dispositif qui a été marqué par des dépassements et des passes droits ayant servi aux milieux opportunistes et spéculateurs, soulignent de nombreux jeunes candidats à l’Ansej et à la Cnac. A noter en en fin que des milliers de chômeurs dont plusieurs personnes ayant perdu leur travail affluent vers les bureaux d’emploi à la recherche d’une annonce ou d’un espoir faisant leur grand bonheur pour sortir du gouffre.