L’Iran construit sa deuxième centrale nucléaire avec des ingénieurs russes

L’iran vient de lancer la construction d’une nouvelle centrale nucléaire qui sera la deuxième centrale nucléaire réalisée en coopération avec Moscou. Les constructeurs iraniens ont débuté leurs travaux avec l'aide des ingénieurs russes. Ce projet sera réalisé en conformité avec l'accord nucléaire de 2015 (l’accord limite les stocks de produits susceptibles d'être utilisés pour fabriquer des armes atomiques), conclu entre Téhéran et les grandes puissances mondiales, rapportent les médias officiels iraniens. En effet, La télévision publique iranienne a diffusé des photos, qui présentent des responsables iraniens et russes à la cérémonie de lancement de la construction de la deuxième unité énergétique de la centrale nucléaire Bouchehr-2. La deuxième unité sera construite de 2016 à 2024, tandis que la troisième de 2018 à 2026. La centrale nucléaire Bouchehr-2 sera construite en conformité avec le nouveau standard de sécurité 3+ tout en utilisant de nouveaux réacteurs à eau pressurisée (REP).
En novembre 2014, la Russie et l'Iran ont signé des accords pour la construction de la deuxième et de la troisième unité énergétique de la centrale nucléaires Bushehr-2. La capacité totale prévue des deux unités devrait atteindre 2.100 mégawatts. L'Iran exploite déjà un premier réacteur nucléaire d’une puissance de 1.000 mégawatts construit par la Russie à Bouchehr, ville côtière du Golfe. A-t-on informé. En 2010, la Russie a construit la première unité de la centrale nucléaire de Bouchehr, En 2012, l'unité a commencé à fonctionner à 100% de sa capacité. La Russie modernise les réacteurs de la centrale bulgare de Kozlodouy et perfectionne les systèmes de la centrale de Metsamor en Arménie. Aujourd'hui, la Russie est un leader mondial par le nombre d'unités nucléaires qu’elle construit à l'étranger. À l'heure actuelle, le consortium public russe Rosatom est chargé de construire 34 centrales nucléaires à l'étranger. Indique l’agence russe.

Téhéran accuse trois pays
Téhéran soupçonne trois pays d’avoir favorisé la fuite d’une partie importante des données concernant son programme nucléaire, a annoncé l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran (OEAI), Aucune information n’a été donnée sur les pays concernés dans cette affaire. A rappeler que Le compromis négocié pendant dix-huit mois par l'Iran avec le groupe dit P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) prévoit d'encadrer et de surveiller les activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée progressive des sanctions imposées à Téhéran. L'Iran affirme pour sa part respecter strictement les limites d'uranium faiblement enrichi et d'eau lourde fixées par l'accord sur son programme nucléaire conclu avec les grandes puissances.
L’Iran menait des recherches dans le domaine des réactions thermonucléaires depuis plus de 30 ans. Un institut de physique des plasmas et de réactions thermonucléaires a été fondé en Iran en 1974. Ses chercheurs ont enregistré d'importants succès et leurs études ont été publiées par diverses éditions scientifiques mondiales. Massoud Ali Mohammadi, éliminé par des services secrets étrangers hostiles à l'Iran, en est un des représentants les plus brillants. Il a publié pus de 500 articles scientifiques dans des éditions internationales prestigieuses, révèle-t-on.

 

PAR OKI FAOUZI