Les conserveries de l’Est veulent produire la tomate concentrée eux-mêmes

 

La superficie irriguée en goutte à goutte pour la tomate est de 1 118 ha, le nombre des tomatiers est de 585 dont 287 sont adhérés avec des contrats avec 12 conserveries à l’est pour 287 agriculteurs conventionnés.

 

Pour la campagne de transformation, il y’a eu trios unités au niveau de la wilaya de Annaba opérationnelles pour une capacité de 2950 tonnes par jour. La récolte a débuté la fin juin 2018 jusqu’au mois de septembre courant qui s’est soldée par une production de 174 560 qx de tomate fraiche dans la région concernée. Notons que la production nationale de la tomate fraiche obtenue est de l’ordre de 15 000 000 qx sur une superficie repiquée de 23 000 ha . «Le triple concentré de tomate mélangé avec des carottes ou de la betterave importé de la Turquie, la chine et d’Italie, nous ne voulons plus être destinataire, nous voulons produire nous même notre propre tomate !» indiquaient certains gestionnaires de conserveries à l’Est.

Les conserveries refusent l’importation de la tomate concentrée
Les besoins du pays en concentré de tomate sont estimés à 92 000 tonnes, l’encouragement est nécessaire pour tous les agriculteurs afin qu’ils préservent leur rendement dans la production, dit-on. La production nationale de la tomate industrielle connait aujourd’hui une certaine chute constatée récemment dans quelques conserveries de l’est du pays. Or, c’est nous informe-t-on suite à l’importation de ce produit de la Turquie, Chine et d’Italie que les agriculteurs algériens accusent fermement les conserveries d’avoir provoqué volontairement des pertes financières pour leurs récoltes. Nous expliquent plusieurs agriculteurs rencontrés à Ben Azzouz et à El Taref. Les agriculteurs révoltés ayant perdus dans leurs récoltes durant la campagne agricole ont dénoncé les agissements des conservateurs qui avaient fait un gain facile sur le dos des pauvres fellahs de la région tout en portant atteinte volontairement à la production nationale de la tomate.
Des milliers de tonnes de double concentré de tomate ne trouvent pas d’acheteurs: «Allez vérifier vous-même nous révèle-t-on sur les étals dans les marchés en ville. Vous trouverez des boites de tomate portant des marques inconnues auparavant et sans indication de prix ni de date de fabrication ni d’adresse de producteurs. Beaucoup de jeunes chômeurs qui sont versés dans l’activité illégale vendent devant le portail du marché El Hattab à Annaba des boites de tomates portant la marque mahbouba ou Fide possédant une date d’expiration à peine quelques jours.
«Certainement nous avouent des gens du domaine, les plus grandes conserveries algériennes craignent réellement de perdre leur bonne position de leader national dans le double concentré de tomate ; ils importent le produit et transgressent toutes les lois commerciales !», nous dit-on. A signaler que les importations de certains barons de la tomate possédant de grandes usines à Skikda, Ben M’hidi et à Taref veulent toujours être très discrets dans leurs grosses opérations d’importations provenant particulièrement de la Turquie, la chine, la Syrie et l’Espagne. Des laboratoires ont procédé à l’analyse du double concentré de tomates importé de chine saisi au port d’Annaba qui ont révélé qu’il s’agissait d’un mélange de colorant avec d’autres substances, indique-t-on.
Dans cette optique il faut souligner que plusieurs marques de tomates exposées sur le marché local et national ou’ plusieurs entreprises de la filière de transformation de la tomate implantées dans l’est algérien comme beaucoup d’autres activant en Algérie ayant bien bénéficié de faramineux crédits d’exploitation des institutions de l’état afin d’atteindre une demande avoisinant les 70 000 tonnes par an. D’après certains gérants d’entreprises, l’importation du triple concentré a connu une hausse durant l’année précédente avec 50 000 tonnes /an alors qu’elle était moins importante les années passées. Des patrons d’usines de transformation de tomate importent majoritairement des pays suivants : la chine, la Turquie et la Tunisie, l’un des plus grands fournisseurs pour le marché algérien du triple concentré de tomate reste toujours la chine en première position.

Or, la filière de la tomate qui est d’ores et déjà en phase de renaître de ses cendres en Algérie grâce aux multiples programmes mis en place par le ministère de l’agriculture et de développement rural, ce département d’état révèle que la plus grosse récolte enregistrée depuis les dernières années représente un total de production de 7 969 000 quintaux de tomates maraîchères avait été cultivé sur une superficie de 21 500 hectares durant la campagne 2011/2012 dont 1 999 533 quintaux de tomates sous serre , les quantités récoltées de la tomate industrielle ont été de l’ordre de 8 524 000 quintaux sur une superficie de 18 600 ha. la majorité de cette grosse récolte fut enregistrée dans les wilayas de l’Est à savoir Annaba, Guelma, El Taref et Skikda. Une campagne de mise en terre de plants de tomate a été lancée en 2014 dans la région de Annaba sur une superficie de 2000 hectares, cette wilaya dispose de 7 machines de plantation, 3 récolteuses et 4 unités de transformation seulement.
Par ailleurs il est à souligner que ce ministère accorde des soutiens dans le cadre du FNDIA pour l’acquisition des serres sous tunnel. En termes de chiffres officiels comptabilisés au cours de cette période, la production des tomates industrielles récoltées à l’est sur une superficie globale de 11 699 ha était de l’ordre de 3 823 129 quintaux tandis que la tomate fraîche transformée avait été de 120 242 tonnes, a-t-on informé. A ce titre il faut impératif de relever que les conservateurs des wilayas productrices citées en haut avaient dernièrement avancé un bilan favorable de 440 000 tonnes de tomate industrielle et fraîche ont été réservées pour une transformation produite par 11 conserveries de cette région agricole avec un rendement moyen estimé à 320 quintaux par hectare, soit précise-t-on 11 000 tonnes de tomates transformées par jour par ces unités, a-t-on indiqué à la direction des services agricoles de la wilaya d’Annaba.
A noter que le ministère de l’agriculture est en phase de réorganisation et de développement de ce créneau dans le but de pouvoir assurer un bon rendement dans la filière à travers toutes les régions agricoles et encourager la nouvelle génération et surtout les nouveaux ingénieurs agronomes pour s’orienter vers celle-ci . L’exemple de la conserverie Cab, Benamor à Guelma qui avait atteint une capacité de 3 600 tonnes par jour en tomate, tout en développant également grâce son expérience autres unités de production de pâtes alimentaires et la semoule reste une réussite positive pour le secteur d’agriculture dans notre pays.

15% de la production de la tomate industrielle perdue dans la saison 2012
Les fellahs de la région agricole à l’est avaient avoué que 15 % de la production de la tomate industrielle avaient été perdus durant la saison de agricole 2012 par faute de main d’œuvre. Beaucoup d’agriculteurs avaient estimé cette perte à prés de 2 millions de quintaux ayant été laissés à l’abandon. indique-t-on.